Aînés acteurs de changement en Lieux de vies

Plan d'action 2017-2021

« S’unir pour (s’)inventer un avenir meilleur ».

Ce nouveau plan d'action incite les aînés à avoir un impact positif sur leur vie, leur environnement et au-delà, sur le monde. Chacun à sa mesure mais à visée collective. L’objectif commun est d'aider nos aînés, volontaires et membres, à devenir acteurs de changement.

Place à l’émergence !

Ce plan d’action a pour but de construire une parole sociale, citoyenne et politique commune en éveillant l’esprit critique des aînés et en les impliquant par le biais de projets thématiques dans quatre domaines :

Aînés acteurs de changement en Lieux de vies

Enjeu n° 1 : Accessibilité aux maisons de repos, aux services

Cet enjeu recouvre :

  • L’approche financière qui conditionne l’entrée en MR/MRS. Il manque de MR/MRS et des aînés manquent de ressources pour y entrer.
  • L’approche culturelle pour expliquer, par exemple, pourquoi n’y-a-t-il pas d’autres lieux de vies en Bw que des MR/MRS ?
  • L’approche affective : cette approche touche aux idées reçues et toutes faites sur les maisons de repos, comme les préjugés. A Énéo, nous travaillons à équilibrer les points de vue par le biais du carnet (testament)de vie, par exemple en donnant des informations objectives complétées d’informations personnelles sur le futur résident.
  • Manque de connaissance, d’informations correctes sur la législation par exemple, sur le financement des lieux de vies, sur les spécificités des lieux de vies…

Enjeu n°2 : Se maintenir à domicile

Cet enjeu recouvre:

  • Le désir des aînés de rester vivre à leur domicile le plus longtemps possible. Le domicile reste leur premier choix de vie dans une grosse majorité de cas des plus âgés.
  • Se maintenir = « rester dans un certain état » = la personne reste sujet de sa destinée.
  • La bienveillance à avoir vis-à-vis de soi-même.
  • Une action à initier au niveau de la réflexion tout au long de sa vie, elle n’est pas réservée aux aînés dépendants, et ne doit pas y être automatiquement liée. Rester à domicile est un choix et non une décision à prendre dans une situation subie, ou lorsque nous sommes amoindris  par la dépendance qui s’installe, ou une perte d’autonomie qui apparaît, suite à la perte du conjoint, ou encore au moment d’une maladie... Le lieu de vie doit être réfléchi, envisagé tout au long de sa vie car nos besoins évoluent, notre situation aussi. Rester ouvert sur des perspectives positives est indispensable en ce domaine.
  • La notion de chez soi, de recréer un chez soi, de s’adapter à un nouveau chez soi.
  • La définition du chez soi : pas uniquement un domicile au sens commun du terme mais concerne aussi les habitats permanents, dits légers, de transit, le sans-abrisme, les habitats supervisés, … toute forme d’habitat possible. Mais aussi tout ce qui prolonge et donne sens à l’habitat, comme les centres communautaires, par exemple. En fait tout le dispositif d’habitats et d’aides et de services constituant le secteur de l’aide aux personnes.
  • La liaison entre le logement et nos manières d’habiter : il y a moi dans mon logement (quelle que soit sa forme), ensuite ma rue (est-elle sécurisée ?) et  mon quartier(y-a-t-il des services de proximité ?), ma commune (est-elle aînés admis, des relais comme les CCCA existent –ils ? ).
    Énéo et des services comme Solival, Vitatel… Ainsi que  les politiques communales doivent aider  au respect et la dignité des aînés, à leur qualité de vie
  • La diversité de lieux de vie car il n’y a pas de bons ou de mauvais lieux de vies, il faut trouver le lieu de vie adapté à nos besoins qui évolue au long de notre vie. Créer et soutenir un dispositif de lieux de vies variés et accessibles à tous.
  • La valorisation du rôle des aidants proches  sans qui se maintenir à domicile jusqu’au bout de la vie est pratiquement impossible. Comme des services d’aides et de soins à domicile.

Enjeu n°3 : Penser à demain

Cet enjeu recouvre :

  • Penser, imaginer différents lieux de vies possibles et adaptés selon les besoins des aînés. Dans l’écoute de leurs besoins, et donc du respect et de la dignité des aînés.
  • Un choix de société. Chercher des réponses adaptées, évolutives, créatives. Ouvrir le champ des possibles en se positionnant comme acteur de changement.
  • Une dimension politique : revendications du mouvement, interpellations.
  • La nécessité d’informer-conscientiser-alerter car existe du nouveau au niveau la législation concernant la colocation en Wallonie, des habitats transitoires existants (entre le domicile et la MR/MRS).
  • Les aides apportées pour permettre la mobilité comme le covoiturage, les transports sociaux pour soins mais aussi loisirs pour les plus fragilisés.

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